édito

le 19 juin 2009 par admin

Ambarès et Lagrave, le 12 mars 2008.

C’est la saison des Salons littéraires qui commence : d’abord le plus grand, celui de Paris. Début avril, ce sera l’Escale du livre à Bordeaux, puis toute une série d’autres salons régionaux tout au long de l’année, comme le Festival du Livre à Nice. Le deuxième plus important aura lieu à Brive à la fin de l’année. Tout cela démontre que le Livre aussi peut être en fête et que contrairement aux avis des pessimistes, sa mort n’est pas encore annoncée.

Certains d’entre eux avaient prédit que le numérique aurait entraîné la suppression du Livre sur support papier. Il n’en fut rien, car le livre est avant tout un objet matériel, par opposition au virtuel, qu’on peut palper, sur lequel on peut revenir autant de fois qu’on veut, et qu’on aime voir parader sur les rayons de notre bibliothèque. Le numérique a sa fonction spécifique : il contribue à sa diffusion. Les libraires, tout comme les éditeurs, avaient vu en lui un concurrent dans un premier temps, mais ils se servent maintenant des mêmes avantages pour élargir leur diffusion. Que ce soit sur le net ou sur l’appareil photo, qu’on soit pour ou contre, il est devenu comme le portable une réalité incontournable. Ceci dit, rien ne remplace la visite du lecteur en librairie, sa recherche visuelle et tactile sur les nombreux rayons, les conseils du libraire, ses  » coups de cœur « , la beauté et les lettres de noblesse du livre en tant qu’objet. Le livre-papier et le numérique sont complémentaires au point que le numérique ose s’inviter à la fête de l’Escale du livre 2008 à Bordeaux par l’intermédiaire de l’ARPEL Aquitaine, de sites Internet professionnels et du portail numérique des librairies indépendantes que le Syndicat de la librairie française est en train de créer.

Philippe Duhamel

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