Les palmiers des Emirats arabes unis

le 20 juin 2009 par admin

de l’Association Fous de Palmiers

Le climat des Emirats est subtropical et aride, chaud et sec en hiver (températures de 24 à 28 ° le jour), extrêmement chaud et humide en été (températures pouvant frôler les 50 °), avec des tempêtes de sable possibles dans le désert omniprésent.

A l’instar des bédouins, le palmier-dattier ou Phoenix dactylifera, a réussi à s’imposer et s’adapter dans ce milieu aride, au sein duquel il règne en maître absolu. Il pourrait être le symbole du pays, puisque c’est le palmier qui résiste aux conditions extrêmes, aussi bien à l’aridité du désert et l’ensablement, qu’à un fort taux de salinité. N’oublions pas qu’il représente dans le Coran un arbre sacré, puisqu’il procure aux hommes du désert une alimentation frugale, mais indispensable, sous forme de dattes. Il assura pendant longtemps la subsistance alimentaire des hommes, avant de représenter l’une des industries agricoles actuelles avec plus de 40 millions d’unités dans les palmeraies du pays. Son entretien réclame

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cependant de la patience, car ses racines mettent plusieurs années avant d’atteindre las nappes d’eaux souterraines ou les sables humides retenant l’humidité. La naissance des fruits est conditionnée en grande partie par la gestion de l’arrosage, voire de l’irrigation. La technique ancestrale du falaj reste toujours employée à notre époque. La modernisation progressive des techniques d’irrigation a accéléré la pousse des palmiers. Il faut ainsi trois ans avant d’obtenir une première floraison femelle qui nécessite ensuite d’être pollinisée manuellement pour donner des dattes

. Nous avons vu que la floraison mâle était vendue sur les souks comme aliment. La Fédération des Emirats Unis occupe le tr

oisième rang mondial avec un rendement de 4000 tonnes de dattes récoltées, la culture du dattier représentant 70 % des surfaces fruitières.

Nous n’avons pas eu le temps au cours de notre voyage à Dubaï de nous rendre dans les palmeraies, mais nous avons pu constater à l’occasion de la visite du parc de Safa à Jumeirah (banlieue de Dubaï) l’importance du rôle joué par l’irrigation qui est invisible, parce que souterraine. Créé en 1975, ce parc représente 64 hectares ininterrompus de verdure, avec plus de 17 000 arbres et des dizaines de milliers de fleurs (nous avons vu en mars d’immenses parterres de pétunias) et tout cela au milieu d’une ville construite elle-même au milieu du désert.

Le palmier-dattier reste omniprésent dans le parc, souvent en sujets isolés, parfois en groupes de deux ou de trois, comme dans les rues de la ville ou même au bord des plages, remplaçant les cocotiers que l’on rencontrerait dans d’autres pays chauds, mais plus humides. En dehors de sa fonction nourricière, il a un rôle décoratif, mais présente une bénédiction : l’ombre pour les hommes dans ce pays hyper-ensoleillé, assurant aussi la survie des petits arbres et dubai_dattiers_parc_safaautres plantes. Nous n’avons pas pu voir beaucoup d’autres espèces de palmiers, seulement des rangées de Livistona chinensis et quelques Washingtonia filifera, pas très beaux, que l’on pouvait confondre, quand ils étaient petits, avec des Chamaerops humilis. Nous avons par contre pu admirer dans le parc de Safa des flamboyants, dont le delonix regia, natif de Madagascar, un arbre à feuilles persistantes dont la couleur rouge écarlate est absolument magnifique. Ressemblant au mancenillier, mais inoffensif, le thespesia populnea revêt des feuilles en forme de cœur de 5 à 20 cm de long et des fleurs jaunes virant au mauve en se fanant.. L’acacia arabe (acacia arabica) qui appartient à la famille des mimosacées peut avoir une hauteur de 12 m et posséder une écorce dure d’un ton brun-roux. Ce grand acacia donne naissance à de petites fleurs duveteuses et des gousses de couleur grise. Faisant partie aussi de cette sous-famille des légumineuses, l’albizia lebbek apprécie aussi le climat aride. Ses fleurs jaunes sont parfumées, mais on utilise son écorce pour applications médicinales.

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