Conférence à Bruges

le 20 juin 2009 par admin

Conférence sur les palmiers de Philippe Duhamel le 3 juin 2005 à Bruges (Gironde)

Le 3 juin 2005 une quinzaine de membres de l’Association des collectionneurs d’orchidées d’Aquitaine (OPEA) s’est réunie le soir à la Maison des Associations de Bruges (banlieue de Bordeaux) sous la présidence de Jean-Pierre Gaudillère pour assister à une conférence de Philippe Duhamel sur l’acclimatation des palmiers dans le Bordelais. Le conférencier était assisté par un autre membre de notre Association des Fous de Palmiers, Jean-Louis Romain, qui n’a pas hésité à faire part lui-même de ses expériences de jardinier dans son propre jardin dans le Médoc. Philippe Duhamel a tout d’abord rappelé certaines caractéristiques communes aux deux plantes exotiques que sont l’orchidée et le palmier : elles appartiennent toutes les deux à la classe des monocotylédones et aux plantes les plus vieilles connues sur terre (leurs origines remontent respectivement au Jurassique, 130 millions d’années, et au début du Crétacé, 120 millions d’années). Mais très vite les différences apparaissent : la famille des orchidées compte dix fois plus d’espèces, on trouve de nombreuses orchidées sauvages en France, alors que peu d’espèces ont été véritablement réintroduites en France qu’au XIX° siècle par des voyageurs ayant la nostalgie des colonies, profitant de l’engouement d’une classe aisée qui voulait se reconstituer des cadres enchanteurs sur la Côte d’Azur et à Pau. Ce sont surtout des Trachycarpus fortunei qui ont été disséminés un peu partout dans le Sud Ouest, trouvant dans cette région le climat français le plus favorable à son développement, notamment une chaleur humide l’été, alors que les grands gels pouvant intervenir l’hiver ne le gênent pas. Le plus vénérable de ces Trachys est celui planté en 1859 par Durieu de Maisonneuve au Jardin Botanique de Bordeaux, il résista à une température de – 19° l’hiver 1985 à Bordeaux intra-muros ! Le plus remarquable est cependant le Phoenix dactylifera qui se plaît dans ce jardin et qui commence à prendre des dimensions exceptionnelles pour cette région. En raison du risque de gels importants, Philippe Duhamel a projeté un choix d’une soixantaine de photos de palmiers acclimatables en Aquitaine prises par Olivier Albano, dont le Butia capitata, les Chamaerops humilis et cerifera. Plus on devient palmophile, plus on prend de soins et de précautions, et plus on arrive à étendre le choix aux Jubaea chilensis ou aux Rhapidophyllum hystrix, même s’ils ont une croissance plus lente et surtout un démarrage plus problématique. Mais l’obstination finit par payer, des photos du jardin de Philippe Larrue dans le Médoc en témoignent, on aurait pu montrer de même des exemples d’autres collectionneurs d’Aquitaine comme Michel Greco, Jerôme Mathivet ou Pierre Marce. Philippe Duhamel termine sa conférence en mettant bien l’accent sur les protections à apporter l’hiver aux palmiers particulièrement en Aquitaine, car la chaleur et le soleil estivals sont trompeurs et ne durent pas toute l’année comme dans les pays d’origine de nos chers palmiers.

Mots-clefs : | Posté dans Les palmiers

Comments are closed.